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13 mai 2008

#318 - Ugly Guitar Lover's club

D'abord un drôle de mélange
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Puis un bricolage intéressant (en ces temps de pénuries pétrolières)
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Une croisée avec un zèbre
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Une qui repose l'éternelle question du bon goût chez les hardeux (avec en bonus l'ampli qui va avec)
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#317 - Eric Johnson on the G-DEC

Fender a posté récemment une vidéo sur laquelle Eric Johnson joue sur un Fender G-DEC. Il semble qu'eric fait ses warm up avant de monter sur scène sur un G-Dec. Je viens de revendre le mien parce qu'il était défectueux : Quand je jouais dessus il ne sonnais pas aussi bien que que sur la vidéo. Quoi???? C'est parce que c'était moi qui jouais????

#316 - Bubba Ho-Tep

J'apprend que Bubba Ho-Tep est diffusé Vendredi 16 Mai (à la fin de cette semaine) à 23H30 sur Arte, c'est l'occasion pour moi de vous conseiller de le regarder et de republier une chronique vieille de 1 an et demi.

Bubbahotep01 Crossroads l'exellent magazine culturel, avait chaudement recommandé ce petit film d’horreur en maison de retraite que j’avais malheureusement raté au cinéma. Le journal n'avait pas menti, après avoir fait un saut au vidéo club, voici ce qui m'attendait: Dans une maison de retraite, oubliés de tous, Elvis et JFK finissent leurs jours. Car oui, Elvis et JFK ne sont pas morts !! Le premier a secrètement échangé sa place avec un de ses sosies au faite de sa gloire pour sortir de la célébrité et goûter à nouveau aux joies de l’anonymat et retrouver le contact du public. Le second n’a pas été tué par Lee Harvey Oswald comme le prétend la version officielle. Que nenni, tout ceci serait bien trop facile. Vous pensez, tuer un président gênant, c’est terriblement banal et pas suffisamment mesquin. Suite à un changement forcé de pigmentation, ce bon vieux JFK est donc aujourd’hui noir et pense que son cerveau lui a été retiré et remplacé par un sac Bubbahotep02 de sable… Comme si tant de réalisme et de vérité historique ne suffisaient pas à asseoir la crédibilité du film, la maison de retraite va être le théâtre du retour à la vie d’une momie égyptienne à santiag et chapeau de cow-boy, bubba ho tep (de Bubba, synonyme de redneck (équivalent américain de plouc raciste) en gros et ho tep pour faire vieille égypte, une momie redneck en somme…), qui aspire les âmes par le trou du cul.

La fine fleur des années 60 va donc faire équipe et tout essayer pour ne pas se faire sucer le trou. Analyse de la situation, planification de la marche à suivre, regroupement du matériel nécessaire, courses poursuite et baston, tout y passe… version gériatrique, c’est-à-dire avec prostate fuyante, grosseur inexpliquée sur la bite, déambulateur et fauteuil roulant. Voir ces deux vieilles stars essayant lamentablement de reconquérir un peu de leur gloire passée (ah Elvis en costume de la grande époque et déambulateur, esquissant qq mouvements de kung-fu… un grand moment), de se prouver qu’ils sont encore autre chose que le prochain numéro de la faucheuse est profondément jouissif. D’un sérieux à toute épreuve dans des situations complètement loufoques, Elvis et JFK finissent de construire le burlesque d’un film qui rentre définitivement dans le panthéon du genre.

Bubbahotep Con (comprendre 15ème degré) et assumé comme tel, en général un bon mélange. Pour le reste, la majorité du film, rien ne sert de plus le déflorer. Un film con, ca se découvre. Au-delà de l’absurde et du mélancolique, Bubba ho Tep regarde avec nostalgie une Amérique perdue personnifiée par Elvis (joué par Bruce Campbell, magnifique comme toujours depuis les Evil Dead) et débouche sur une vision touchante et qq peu désabusée de la vieillesse et de la déchéance physique. Comme dans les meilleurs films cons, le con vient se greffer sur une trame pas si conne que ca, sensible même, que le réalisateur distille avec modération et justesse.

#315 - Faire son clip sur Mac

La chanson n'a pas grand intérêt mais le clip fabriqué avec un Mac est une tuerie. (Et surement beaucoup de travail)

12 mai 2008

#314 - The Blues Brothers

300pxbluesbrothers Chicago. Son ciel grisâtre, pollué par les fumées de cheminées des industries locales, son lac Michigan, son métro aérien. Et sa prison d’Etat. Le cadre est planté, il ne manque plus que les personnages. Un grand sec, droit et réservé et un petit gros, colérique et grande gueule devraient faire l’affaire (qui inspirera plus tard Jack Black et Eric Cartman). On les appellera les frères Blues, Joliet Jake et Elwood Blues. Et ils porteront un costard noir et des Ray-Ban Wayfarer sur le nez. Le but ? Proposer sur grand écran un vibrant hommage au blues électrique, celui de Chicago, de Bo Diddley à Buddy Guy en passant par John Lee Hooker et plus si affinités. Le tout dans une ambiance bien folle, débridée, limite surréaliste. An de grâce 1980, The Blues Brothers sort donc sur les écrans pour le bonheur de tous.

Bbluresbrothers Créés par Dan Aykroyd et John Bellushi, les frères Blues n’ont pas attendu le cinéma pour faire parler d’eux. Pensionnaires du Saturday Night Live (émission de télé amerloque), le duo y apparaîta pour la première fois en 1976, déguisé en abeilles pour reprendre I’m A King Bee de Slim Harpo. Et c’est un succès. Tellement que, composé par le groupe de l’émission, puis rejoint par divers talentueux musiciens, tels Steve « The Colonel » Cropper à la guitare, Donald « Duck » Dunn à la basse ou Matt « Guitar » Murphy (guitares également) (en deux mot le backing Band du label Stax), le Blues Brothers Band enregistre son premier album Briefcase Full of Blues dont deux chansons (cover) re-seront des tubes : Soul Man de Sam & Dave, et Rubber Biscuit. Paradoxalement, pourtant originaire de Chicago mais plutôt fan d’heavy-métal, John Bellushi ne connaît rien au blues avant sa rencontre avec Dan Aykroyd. C’est ce dernier qui le traînera de bar en bar et qui lui fera écouter ce que lui considère comme son genre musical fétiche.

Blues_brothers Mais bien sûr Dan et John sont avant tout comédiens et les Blues Brothers sont des personnages, il est alors assez normal de voir leurs regards se tourner vers le cinéma. Aykroyd se lance donc dans l’écriture d’un script, son premier, et sortira un pavé de 324 pages inspirées des notes de pochettes de l’album. C’est ensuite le scénariste et réalisateur John Landis qui se chargera d’en sortir une histoire « tournable » et la production peut commencer. Par chance, l’équipe a l’autorisation de tourner dans Chicago même, dans ses rues ou dans un centre commercial : l’occasion pour tout le monde d’y aller à cœur joie.

Racontant l’histoire de deux frères qui feront tout leur possible pour organiser un concert de charité afin de sauver l’orphelinat catholique de leur enfance, dans un enchaînement de numéros musicaux mythiques et de séquences énormissimes, le film est un grand moment de cartoon live. Outre deux frères « en mission pour le seigneur » se baladant en bluesmobile, on y croise un groupe de country réac’, des nazis, une centaine de voitures de flics, l’armée et une princesse Leia (Carrie Fisher) hargneuse et revancharde, le tout dans une ambiance bien barrée, avec course poursuite dévastatrice au milieu des magasins ou prestation de country pour des rednecks bien énervés. Et surtout deux scènes qui deviendront immédiatement cultes : un carambolage dantesque en plein Chicago et un concert mythique dont la chanson-phare Everybody Needs Somebody to Love, reprise à Solomon Burke, deviendra l’hymne du groupe dans l’esprit du grand public.

Wayfarer Comme toute bonne comédie musicale qui se respecte, The Blues Brothers contient son lot de numéros inoubliables. D’autant que ce n’est pas n’importe quel pékin qui y pousse la chansonnette, jugez plutôt : James Brown, Ray Charles, Aretha Franklin, Cab Calloway et John Lee Hooker, dans des rôles à leur image. Le Godfather of Soul est logiquement un prêtre prêcheur hors-pair (« Do you see the light ! »), Aretha une femme forte qui en a à redire, John Lee Hooker un guitariste jouant forcément dans la rue. Un casting prestigieux qui permet à Aykroyd et Bellushi de crier leur amour du blues, du rhythm n’ blues, de la soul et du rock n’ roll avec un Jailhouse Rock joué bien sûr en prison. Le tout baigne dans l’esprit comique du Saturday Night Live, organisant un joyeux bordel, digne du 1941 de Spielberg dans lequel jouaient également Aykroyd et Bellushi, avec une profusion de gags de plus en plus absurdes, faisant de deux frères une sorte de duo de super héros du blues, avec leur costume et leur pouvoir. Mais des super-héros humbles, petits délinquants sympathiques, vivant modestement dans un appartement minuscule et forcément voués à la prison. Mais dont la musique a sauvé les « âmes ».

La mort prématurée en 1982 de John Bellushi mettra tristement fin à la carrière du duo, même si le Blues Brothers Band sortira ensuite quelques albums, pas toujours avec Aykroyd d’ailleurs. En 1998, ce dernier sortira tout de même sur les écrans avec Landis un Blues Brothers 2000, qui représente plus un hommage à Bellushi qu’un vrai bon film. Gardons plutôt en mémoire ce Blues Brothers originel, vrai film culte comme il n’en existe pas tant que ça, et qui restera forcément dans la mémoire de chaque personne qui l’a vu.

09 mai 2008

#313 - Karl Zéro cinéaste de la bouffonerie complaisante - Par JR

Lu dans Marianne, cet article est tellement juste et son contenu est tellement rare, que je ne résiste pas au plaisir de le publier.
Le faux trublion des médias Karl Zéro signe un nouveau film, peu inspiré. En s'appelant Zéro, au moins Karl ne trompe personne sur la qualité de son film.

      Puisque personne ne parle du film Starkozy, le dernier navet écrit par Karl Zéro, je veux bien me dévouer. Starkozy, c'est le film donné en cadeau bonux avec VSD dans sa livraison d'il y a quinze jours et qui sera diffusé sur la chaîne 13° Rue le 9 mai. Le principe, déjà éprouvé par Zéro (un peu plus inspiré) avec Chirac, est simple : on prend des images d'actualité sélectionnées par un documentaliste on les fait commenter par un imitateur du personnage principal, sur un texte sans doute écrit par Zéro. Résultat pour Starkozy, un texte plat sur des images que tout le monde a déjà vues. Et un léger malaise, comme toujours avec Zéro, l'amuseur des puissants : l'impression persistante que pour l'auteur, Sarkozy n'est pas une cible, mais un copain qu'on aime chambrer à son mariage en lui montant un film rigolo pour l'occasion.
    
    
 
    
    
      Pour Zéro, la politique c'est rigolo       
Zéro aime Sarko. Il est comme lui. Zéro aime la caméra, il aime tutoyer, il aime les pipoles, il aime bosser avec sa femme et la montrer à la télé. Il connaît bien les médias et, quand il fait un truc, il sait se faire inviter sur les plateaux des chaînes de télé et faire monter le buzz sur le net.
Zéro aime comme lui qu'on parle de lui et il est prêt à tout pour avoir l'air d'un héros. Bien sûr il ne va pas sauver des gentils otages des mains de vilains terroristes mais, pour apparaître comme le champion de l'information qui va dénoncer les puissants et dire la vraie vérité dans son Vrai journal, tous les moyens sont bons : y compris payer une voiture à une fille pour qu'elle raconte son histoire en exclusivité chez lui.
Comme Sarko, Zéro trouve que la politique c'est drôlement rigolo. Et coïncidence, comme Sarko, Zéro et la bande rigolote de sa jeunesse, Jalons, a fait un bout de chemin avec un bon manager de comiques politiques, Charles Pasqua.
             
       Zéro, c'est marqué dessus       
Enfin comme Sarko, Zéro sait jusqu'où il ne faut pas aller avec les puissants : rappelez-vous l'épisode du film de Pierre Carles Pas vu pas pris sur la connivence entre politiques et journalistes. Finalement, Zéro laissera tomber son ami Carles et contribuera à enterrer le film. Parce que cette connivence que ce film dénonçait, au fond, c'est sa marque de fabrique, son fond de commerce assumé, lui qui aime tant tutoyer tout le monde.
La connivence favorise rarement le talent chez les journalistes ou chez les comiques. Zéro n'est ni l'un ni l'autre. Comme Sarko qui n'est ni vraiment président ni vraiment show-biz, Zéro se cherche. Bouffon complaisant de son maître, il a produit une oeuvre qui n'a qu'une qualité : signée Zéro, on n'est pas trompé sur la qualité. Comme le Port-Salut c'est marqué dessus.

#312 - Michael Kamen

Michaelkamenbwweb Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Michael Kamen est un compositeur de musique orchestrale né à New York aux États-Unis le 15 avril 1948 et décédé le 18 novembre 2003.

Il a étudié dans la prestigieuse école de musique de Juilliard à New York où il a appris le hautbois. Il est rapidement devenu chef d'orchestre. C'est un des musiciens qui a le mieux réussi à marier la musique classique et rock. Il a collaboré avec Pink Floyd sur l'album The Wall, mais aussi avec Sting, Eric Clapton, David Bowie, Kate Bush, Bryan Adams, Queen, Eurythmics, Queensryche, Metallica, Rush, Herbie Hancock, Sting, Aerosmith ou encore Lenny Kravitz.

Le travail qu’il a accompli avec David Samborn dans son concerto pour saxophone est proprement superbe. Avec ce dernier il a travaillé avec David Bowie notament sur l’orchestration de « Panic in Detroit ».

Concerto Kamen a écrit onze ballets et a composé aussi de nombreuses bandes originales de film comme Brazil, Highlander, X-Men, Robin des Bois : Prince des voleurs, Permis de tuer, L'Arme fatale, la série des Die Hard et pleins d'autres. Il a aussi composé la musique des séries TV produites par HBO Band of Brothers et De la Terre à la Lune. En 1991, il travailla avec Metallica sur le Black Album (Nothing else matters) et en 1999 sur quelques concerts symphoniques qui ont donné naissance à l'album S&M.

Michael Kamen fut nommé deux fois à l'Oscar et remporta 4 Grammy Awards, 2 Golden Globes, 2 Ivor Novello Awards, un Annie et un Emmy Award.

A la télévision, son meilleur travail de composition fut la série de la BBC Edge of Darkness où il collabora avec Eric Clapton. Les deux compères furent récompensés par un BAFTA Award pour leur travail.

Lethal_weapon Son rôle dans Professeur Holland, dans lequel un compositeur frustré s'accomplit comme un professeur de musique, a poussé Kamen à créer The Mr Holland Opus Foundation en 1996. La fondation soutient l'enseignement de la musique à travers la donation d'instruments de musique neufs ou usagés, pour les étudiants américains. En 2005 la fondation a créé un fond d'aide pour les écoles et les étudiants victimes de l'ouragan Katrina.

Il souffrait d'une sclérose en plaques. Il mourut d'une crise cardiaque dans son appartement londonien, laissant seules, sa femme, Sandra Keenan-Kamen et deux filles, Sasha et Zoé.

Ça c’est ce que dit wikipedia, c’est juste mais c’est un peu juste. IL FAUT ABSOLUMENT écouter ce qu’il a fait sur la BO de l’arme Fatale avec Clapton et Samborn, c’est probablement ce que l’on trouve de mieux sur le marché. Suite à sa collaboration avec Clapton, il composa un Concerto for Electric Guitar, qui ne fût joué qu’une seule fois qu royal Albert Hall en 90 ou 92. On en trouve des bootleg et (bien que je vois déjà Jipes faire des grimaces) le mariage improbable du rock et d’un orchestre symphonique donne un résultat vraiment étonnant et expressif. J’ai trouvé cette vidéo sur you tube qui j’en suis sur achèvera de vous convaincre. Pour ceux que cela intéresse, j’ai le bootleg et ça vaut vraiment le détour.

07 mai 2008

#311 - Les accessoires Big Bends arrivent en France

965bigbends Les produits américains Big Bends deviennent disponibles en France, avec l'essentiel pour bichonner sa guitare.
Vous êtes agacé par les polish et autres lubrifiants qui bavent ? Fâché avec les burettes ? Si vous voulez offrir un lifting anti-grincement à votre guitare sans opération chirurgicale, Big Bends a le produit qu'il vous faut.

Une seringue en plastique pour poser délicatement une goutte de lubrifiant ici ou là. A poser sur les pontets, les guides-cordes, les mécaniques... L'objet baptisé Bench Lubber est décliné en plusieurs contenances (de 0.5 à 6 ml). Une idée développée par Gary Brawer, réparateur du magasin vintage Real Guitars à San Francisco, qui a vu passer entre ses mains les guitares de Joe Satriani et de nombreux autres stars de la six-cordes.

La gamme des produits Big Bends couvre l'essentiel du shampooinage à prix très raissonnable pour guitare ou basse : lubrifiant Fret Board Juice (4 euros TTC) pour décrasser la touche et la rendre lisse comme une peau de bébé, Gloss Sauce Polish (5 euros TTC les 25) pour réveiller d'un bon coup de chiffon le vernis fatigué d'une guitare, etc. Sans parler du chiffon micro-fibres AXS pratique pour nettoyer et traquer la sueur collée derrière le manche ou sur les potards.

Pour les prix, il faudra prendre contact directement avec la dizaine de revendeurs aujourd'hui partenaires de Big Bends.

Quelques prix publics conseillés par l'importateur :
Fret Board Juice : 4 € TTC (pour nettoyer le manche)
Gloss Sauce Polish : 5 € TTC les 25 (polish pour nettoyer un vernis)
Lil Luber Ultra (1.5 ml) : 10.90 € TTC (seringue avec lubrifiant)

Pour en savoir plus :
http://www.bigbends.net

05 mai 2008

#310 - Le nouveau disque de Trent Reznor est disponible en téléchargement gratuit et sans DRM.

t un nouveau disque de Nine Inch Nails, un ! Deux mois à peine après Ghosts I-IV, Trent Reznor continue à distribuer gratuitement sa musique. Le nouveau disque, The Slip, est disponible en téléchargement gratuit et dans de multiples formats (compressés ou pas), le tout sans verrous numériques. C’est le troisième projet distribué de cette manière par Nine Inch Nails.

En novembre, quelques semaines après avoir rompu avec sa maison de disques, Trent Reznor avait débuté timidement avec The inevitable rise and liberation of NiggyTardust !, nouveau disque du slammeur Saul Williams, produit et orchestré par Reznor. La sortie du disque, en téléchargement soit gratuit soit contre une poignée de dollars (au choix de l’internaute), était passée presque inaperçu, car arrivée juste après celle d’In Rainbows de Radiohead. Depuis, le groupe de Thom Yorke a annoncé ne plus vouloir distribuer sa musique de cette manière... tandis que Trent Reznor s’est lui obstiné.

Début mars est sorti Ghost I-IV, suite de 36 morceaux instrumentaux de Nine Inch Nails, disponibles sous licence Creative Commons et là encore sans verrous numériques. Depuis le site du groupe, l’internaute pouvait au choix télécharger les neuf premiers morceaux gratuitement, ou acheter l’ensemble de l’album pour 5 dollars en téléchargement. Il était également possible d’acheter le disque, le prix allant de 10 dollars à 300 dollars pour une édition très limitée. Malgré la présence des morceaux sur les sites de piratage et l’absence de verrous numériques, Trent Reznor a annoncé que le disque avait rapporté 1,6 million de dollars (environ 1,03 million d’euros) en quelques semaines. Le tout sans passer par une maison de disque, mais en profitant de la notoriété du groupe et de l’enthousiasme des internautes, qui ont relayé la sortie du disque partout sur le web.

Cette fois, le nouvel album, The Slip, plus proche des précédents disques indus de Nine Inch Nails, est entièrement gratuit, « pour remercier les fans de leur soutien continu ». Les dix morceaux sont là encore sous licence Creative Commons, et Nine Inch Nails compte en distribuer gratuitement les différentes pistes sonores sur son site de remix. Une voie bien différente de celle choisie par Radiohead : le groupe anglais a lui choisi de faire payer un euro chaque piste de son dernier single.

#309 - Retriever - Ron Sexsmith

Retriever Il en est de certains CD comme des pluies d'orage durant ces étés trop lourds. On guette tous les jours en perdant espoir puis soudain alors qu'on n'y croyait plus vraiment, la fraîcheur arrive enfin. Il en va de même pour ce nouvel n’importe quel album étincelant de Ron Sexsmith : Retriever.

Mon Canadien préféré, et injustement méconnu, a sorti son 7ème opus et a balayer d'un seul coup d’un seul toute la lourdeur actuelle de la production musicale.
Pour ceux qui ne connaissent pas Ron Sexsmith, disons qu'il fait dans le registre pop haut, très haut de gamme. Quelque part entre Beatles (côté Mc Cartney), Elvis Costello et Burt Bacharach. La, ou certains s'usent et radotent après 2 albums, lui se bonifie comme un grand cru. Chansons courtes, concises à l'écriture, textes et mélodies, bien plus complexe qu'il n'y paraît à l'écoute. Difficile de faire un choix (inutile d'ailleurs) dans ces 10 morceaux tant l'ensemble est cohérent, sans jamais être lassant.

La qualité des compositions, le sens de l'arrangement, de la délicatesse du mélange des instruments électriques, acoustiques, cordes comprises, sont proprement ahurissants. Un travail d'orfèvre. Et puis il y a surtout cette voix touchante, parfois si proche d'Elvis Costello (grand fan de Ron soit dit en passant) qui pourrait vous tirer des larmes de bonheur en chantant le programme de l'UMP !
Des ballades complexes, "Not About To Lose", aux merveilles de mélodies naïves (le diamant de construction pop qu'est "Dandelion Wine" : une chanson sur le vin de pissenlit, faut le faire.), au final ("I kow it well") réellement digne de Burt Bacharach, Ron Sexsmith signe la l'un des plus beaux albums du genre pop paru depuis bien longtemps. De ceux qui vous viennent immédiatement à l'esprit lors du choix des quelques cd à prendre en vacances.
Pour les amoureux du genre pop, ce disque n'est même pas recommandé, il est réellement obligatoire. Pour les autres, c'est une des plus formidables entrée en matière dans ce genre musical souvent classé comme mineur, voire gnangnan et qui est certainement l'art d'équilibriste le plus difficile qui soit.

Et puis Un album dédié à Johnny Cash, June Carter Cash et Elliott Smith ne peut déjà pas être totalement mauvais.


 

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