Je crois être cinéphile. Comme tout cinéphile, j'ai mes obsessions.. Eastwood, Scorsese, les frêres Cohen, Frank Capra et les westerns...
Mais bizarrement, Woody Allen n'a jamais fait parti de mon palmares... A de rares exceptions, il me laisse assez indiférent. Non pas que je le pense surévalués... Mais je passe à côté.
The AV Club, un site web américain a priori plutôt pro-Allen s'est amusé à recenser les thèmes abordés par son cinéma et qui n'ont franchement rien de transcendant, faute d'un point de vue réfléchi sur la question. Du coup, une liste qui égratigne mais qui vise souvent juste
http://www.avclub.com/articles/i-love-you-scumbag-x-12-things-woody-allen-just-do,29731/
1. Les afro-américains
Les noirs sont presque toujours absents de ses films et le personnage de Chiwetel Ejiofor dans Melinda et Melinda n'arrange pas les choses : tellement plaisant et agréable qu'il n'a aucune personnalité.
2. Le sud des Etats-Unis
Dans Whatever Works, il semble qu'il soit peuplé de bouseux, de droite, chrétiens intégristes.
3. La Grande-Bretagne
Match Point et Le Rêve de Cassandre n'ont pas été très bien reçus en Angleterre : le dialogue sonne faux, l'accent cockney dans Cassandre est abominable (avec des fautes de prononciations pour faire plus couleur locale mais pas du tout réalistes), le portrait de la bourgeoisie est encore plus convenu.
4. La Psyché féminine (après Maris et Femmes)
Aucun personnage féminin marquant depuis 1994. On alterne entre des mégères castratrices (Christina Ricci dans La Vie et tout le reste) et des filles sexy et superficielles qui ne demandent qu'à coucher avec le personnage de Woody Allen ou son substitut à l'écran. Exemples : Radha Mitchell qui a deux rôles insupportables dans Melinda et Melinda, Mira Sorvino qui semble sortie d'une blague de Playboy dans Maudite Aphrodite ou Samantha Morton, ravissante, triste, bienveillante et totalement muette dans Accords et désaccords.
L'article suggère une note d'espoir avec Vicky Christina Barcelona (ce qui me semble généreux).
5. Les non juifs
Ne sont pas assez névrosés, donc pas assez humains
6. Los Angeles
Hollywood et ses films sont soigneusement ignorés par les personnages des films d'Allen. Ou bien ils suscitent leur horreur.
7. La conduite
Alvy Singer dans Annie Hall est un conducteur exécrable mais quand il est passager, ça n'est guère mieux, surtout quand le frère d'Annie (Christopher Walken) se trouve au volant et lui parle de ses tentations de provoquer un carambolage mortel.
8. La violence
Toujours représentée hors champ. Alors qu'il y a quelques films "policiers" à son compteur (Meurtre mystérieux à Manhattan, Le Sortilège du Scorpion de Jade, Ombres et brouillard), Agatha Christie fait du gore à côté.
9. Bob Dylan
Ridiculisé dans Annie Hall en le faisant encenser par une idiote qui déclame les paroles des chansons.
10. La musique moderne en général, le rock en particulier
Alors qu'il habite New York, une des villes avec les plus fortes créations musicales de l'Amérique, le temps semble s'être arrêté pour Allen à la fin des années 30. Toute musique plus récente est l'objet de blagues ou de sarcasme. Le nadir : le personnage du fils punk dans Hollywood Ending.
11. Le cinéma indépendant ou du reste du monde depuis 75
Allen a toujours assumé ses influences mais il n'y a presque aucune ouverture sur le cinéma contemporain. Les rares tentatives de prendre un acteur "qui monte" sont très convenues et se font au détriment du film.
12. Les drogues à usage récréatif
Quoi, des gens sont prêts à renoncer provisoirement à leur capacité à réfléchir pour passer un bon moment ??????


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