Suite à l’excellent article du non moins excellent Lefty sur
le Grattonaute à propos du groupe Arcangels, l’idée m’est venue de parler de l’un
des ses frontman (Chanteur/guitariste) Charlie Sexton. Les nombreuses vies de Charlie Sexton : dix ans après son troisième album, l’enfant prodige d’Austin
nous a livré un superbe album « Cruel and Gentle things ». Le prodige
musical, le guitariste élève de Stevie Ray Vaughan himself. Jugez plutôt : à 13
ans, il rejoint le Joe Ely’s Band pour une tournée, à 15 ans, il participe à
l’enregistrement du titre It Ain’t Easy avec Keith Richards et Ron Wood. Pour
finalement enregistrer son premier album à l’âge de 16 ans, Picture For
Pleasure. Depuis le début des années 90, l’industrie musicale essaye chaque année
de nous refiler un petit prodige de la six cordes, qui serait le digne
remplaçant de SRV ou Jimi Hendrix. Il y a eu par exemple : Nawfel, Kenny Wayne
Shepherd, Jonny Lang et tous ceux qu’on a oublié.L’histoire de Charlie est, même s’il n’est pas très connu en
France, conséquente. Après un premier album mal produit (batterie électronique programmée,
son FM, pur produit des 80’s), on remarque toutefois un vrai talent pour
l’écriture (à 16 ans !) et un jeu de guitare intéressant. Son deuxième album,
sorti en 1989 (19 ans), est plus mûrement réfléchi, l’ensemble est cohérent, le
son toujours un peu aseptisé, mais les parties de guitare grandioses et les
vocaux sont carrément renversant (le phrasé de David Bowie). Pour les
compositions, il s’est même fait aider de Steve Earle. Les ventes resteront
honnêtes, sans plus. C’est alors que le petit génie d’Austin participe à un
projet intitulé ArcAngels, le super groupe au line-up incroyable, le backing
band de Stevie Ray Vaughan, Double Trouble : j’ai nommé Tommy Shannon (basse)et
Chris Layton (batterie). Joins également par Doyle Bramhall II (il rejoindra
plus tard le backing band de Clapton), fils de Doyle Bramhall Senior qui fût le
batteur régulier de Lightnin’ Hopkins et joua également avec SRV. Autant dire
que je vous enjoins à acheter ce disque de 1992, que ce soit pour le son des
guitares, les performances vocales et guitaristiques, les compositions sont
tout simplement parfaites. Le groupe splitte au bout de deux ans selon les sources pour
un différend artistique ou bien les problèmes de drogue de Bramhall. Quoi qu’il
en soit, Charlie se retrouve au point de départ à 24 ans. Il se compose alors
un groupe où il est la seule vedette, le Charlie Sexton Sextet, et sort un
disque qui annonce ce que sera son travail de producteur dans les dix années
qui suivent « Under The Wishing Tree ». L’accueil est aussi modéré
que le disque reflète son époque, c’est à dire hors du temps. Ce disque est
mi-acoustique, mi-électrique, mi-country, mi-rock, bref, malgré de très bonnes
compositions, il ne trouve pas son public bien que le disque se place dans le
courant le courant alternative country/Americana qui explosera plus tard avec
Wilco et The Jayhawks.S’en suit une période où Charlie va louer ses services à Bob
Dylan, Don Henley, Rufus Wainwright entre autre comme guitariste et à Lucinda
Williams, Edie Brickell et Shannon McNally comme producteur. Il produira
également un projet très original de musique latino, Los Super Seven, dont
l’opus (Heard It On The X) est fantastique. Cruel And Gentle Things (le dernier Effort solo de 2005)Cet album est le résultat de l’expérience acquise en studio
à produire pour d’autre mais aussi et surtout le fait qu’aucune maison de
disque n’était là pour mettre la pression ou influer sur l’artiste pour obtenir
un truc formaté. En effet sur ce disque, aucun hits. Ou alors que des hits !
Chaque chanson est ciselée avec un soin qui confine à l’artisanat. On se souvient
en écoutant ce disque que Charlie voulait devenir Bob Dylan quand il était
petit et qu’on l’a confiné au rôle de Guitar-Slinger.Au plus près de l’os, l’héritage folk, rock, blues et
country est au top. Les sons de guitares sont superbes, jamais une acoustique
n’a aussi bien sonnée sur un album rock. Cruel And Gentle Thing est donc un
très bon album, le disque s’ouvre sur Gospel, une composition qui ne déparerait
pas dans le dernier Springsteen mais qui bénéficie de vocaux beaucoup plus
lyriques.Le son de guitare de Burn est mortel et le chorus
incroyable. Les lignes mélodiques, en générale, atteignent des sommets. L’une
des bonnes surpises, c’est le passage au piano sur la chanson titre, il s’offre
dans les chœurs la présence de Shannon McNally.La bonne nouvelle, c’est que Arcangels s’est reformé, on
parle d’un disque en préparation, les UK et l’angleterre ont eu la primeur de
quelques concerts, lors de premières parties de Clapton… C’est pas chez nous
que ça arriverai !
Il y a quelques semaines, Bébel le rédac'chef de Rolling Stone me commandait un article sur les guitares de Bob Dylan pour le numéro Hors Série sorti en Avril sur le Barde de Duluth. Problème de temps, de place, de droits sur les photos... L'article ne parut pas. Tant pis pour moi... Le voici. (vous pouvez quand même acheter le Hors Série, il est encore plus réussi que celui sur Springsteen!)
On est nombreux à avoir imagine le jeune Bob
Dylan, maigrelet descendant du wagon de merchandise comme un hobo avec pour seul
baggage une guitare bon marché cabossées sur l’épaule. Oubliez cela tout de
suite! Certaines de ses guitares sont probablements cabossées, et la plupart
sont vieilles, mais bon marché? Bob Dylan a joué depuis ses débuts sur ce qui
se fait de mieux en terme de guitare, et les enregistrements sont là pour
l’attester.
Quand il arriva à New York, il trimballait une Martin, et ses
guitars accoustiques ont été tout au long de sa carrière (à de très rares
exceptions) des Gibsons ou des Martins.
Pre-Columbia
Sa première guitare, celle qui l’accompagna aux temps des coffeehouse,
était une Martin 1949 00-17 (le double 0 représente la taille de la caisse – 14
pouces – et le chiffre 17 indique le type de bois : de l’accajou). Il l’avait
acquise en 1959, wuand il déménagea à Minneapolis. Il en parla meme dans Chronicles:
La première chose que je fit fût d’échanger ma guitare électrique, qui ne
m’aurait été d’aucune utilité, pour une Martin double-O.Le mec dans la boutique
accepta l’échange et je ressorti de la boutique avec la guitare dans son etui
rigide. Je jouais de cette guitare pendant les deux années qui suivirent. (p.237). (1)
Ces “deux années” s’avèrent être avant ses premiers enregistrements, mais
on peut entendre cette Martin sur les “Minnesota tapes” et sur d’autres “early
tapes”, dont “Wade in the Water”, extrait des sessions “Minnesota Hotel Tape”,
qui parut sur Live
1961–2000.
En 1961, Dylan donna la guitare à Kevin Krown, qui était alors son manager.
Quand Krown décédà en 1992, la gratte légendaire passa chez Peter MacKenzie, le
fils de Mac et Eve MacKenzie, qui hébergèrent occaasionellement à ses débuts à
NY. Elle appartient aujourd’hui au “Paul Allen's Experience Museum Project” de
Seattle.
C’est l’histoire d’un violoniste américain extrêmement doué: Joshua Bell
Un vrai cador du Stradivarius, primé à de nombreuse reprises, fait
salle comble au théâtre de Boston (1200 places) en janvier avec des
prix avoisinant les 100 dollars la place.
Notre ami violoniste a fait l’expérience de jouer 45 minutes dans le métro de Washington à l’heure de pointe.
Il a choisit des morceaux archi cotons, qu’il a très probablement joué
parfaitement (difficile pour moi de vous confirmer ce point)
Résultat:
Quasiment personne ne s’est arrêté pour l’écouter, et ce sont quelques
32$ qui ont été déposés par les passants dans la boite de son violon
(dont la valeur est estimée à 3,5 millions de $)
On peut voir de belles choses simplement en prenant la peine de lever la tête.
Disclaimer :Attention, article violent : âmes sensibles, femmes enceintes et handicapés du second degré s'abstenir.
Malgré ses côtés provocateur, insultant et inutilement vulgaire, cet
article se veut humoristique et satirique : l'auteur du présent article
ne saurait donc être tenu pour responsable des symptômes suivants suite
à sa lecture, même partielle (liste non-exhaustive, donnée à titre
d'exemple) : nausées, vomissements, chocs anaphylactiques, chutes de
phalange(s), déclenchements de diabète, crises d'épilepsie, ruptures de
certitudes programmatiques, constipations, inflammations du nerf
trollien, asthmes, infections du compilateur et céphalalgies (Merci Sobe)
Voilà quelques années qu'on nous foutait la paix avec Indochine. Le groupe phare des années 80, sorte de Dépèche Mode version française. Le groupe dont l'indigence des textes ("Et tu prends tes vêtements, tu les mets sur toi...") n'a d'égale que la pauvreté musicale. Je les croyais retourné à l'anonymat dont ils n'auraient jamais du sortir. Les "inconnus" ont démontré que c'était à la porté de n'importe qui d'écrire une chanson d'Indochine (Isabelle à les yeux bleux) Et puis, une affiche 4x3 dans le métro nous rappelle à leur mauvais souvenir. Indochine à Poil sur les mur de Paris pour annoncer qu'ils souhaitent remplir le Stade de France en 2010. Trouver 80.000 analphabètes prêt à taper dans les mains comme un singe découvrant la banane doit être possible... En fait, je n'en aurai même pas parlé si cette nouvelle ne s'était doublé d'un support pour le moins bizarre. L'amateur de rock, a vu ces dernières années, l'un de ses plus illustre représentant faire n'importe quoi. Philippe Manoeuvre (Paix à son âme) a : - soutenu tout les jeunes groupes à guitares français avec du gel dans les cheveux dans son canard (Rock'n'Folk) - Ecrit une bio de Joey Starr - Participé à la nouvelle Star
Ceux qui le connaisse depuis des années, savent qu'il est érudit et qu'il vaut mieux que l'image déplorable qu'il donne ces derniers temps. Alors l'amateur de rock, s'est rassuré en se disant, s'il n'en reste qu'un : ce sera Zegut! Lui au moins, le défenseur des p'tits graisseux, de Motorhead, d'Ac/Dc, le fan historique, hystérique de Rock !
Or : sur son blog,Zegut a commencé à faire la fine bouche à propos de la dernière galette "Black Ice" d'ac/dc. Pourquoi pas... on peut trouver la production trop clean, les chansons inégales... Mais dans un même temps, Zegut se fait le porte étandard d'Indo. Relaie sans débander, leur conférence de presse, leur sortie de disque, leur concert au SDF....
Tout fout le camp. S'ils continuent comme ça, ils finiront par dire que Johnny Halliday fait du blues!
Bruce Springsteen et Billy Joel
partageront le mois prochain une scène new-yorkaise à l'occasion d'un concert
organisé pour lever des fonds en faveur du candidat démocrate à la Maison
blanche Barack Obama. Le spectacle aura lieu le 16 octobre, au lendemain de son
troisième et dernier débat télévisé l'opposant à son adversaire républicain John
McCain, a précisé un membre de l'équipe de campagne de M. Obama. Les billets
seront vendus entre 500 et 10 000 dollars, a précisé la même source, confirmant
une information du site internetThe
Huffington Post. Le candidat démocrate assistera au concert.
Légende du rock, le "Boss" Springsteen a annoncé son soutien à Obama
en avril par l'intermédiaire d'un mot publié sur son site internet. Selon
l'interprète de "Born in the USA", le sénateur de l'Illinois
possède "la profondeur, la capacité de réflexion et la résistance" pour
être le prochain président des Etats-Unis.
En préparant cet article, j'ai découvert (parce que je ne mange pas avec les doigts ;-) ) que l'activité sur le web de Willy DeVille est bien tristounette en regard de celle consacré à Springsteen. Il y a fort à parier que cet article sera le seul consacré au passage de Skinny Willy hier soir à Paris. 1ère info, 1ère bonne nouvelle, Willy est en grande forme! Son backing band est une redoutable "groove machine" : Clavier/Accordéon, Guitare (énorme mais je n'ai pas compris, ni trouvé son nom), Basse, Batterie, Percussionniste, 2 choristes et Willy bien sur qui prend la gratte sur certains morceaux.
La première partie qui devait être "Zachary Richard" fût finalement jouée par un groupe de "blues du désert" dont j'ai oublié le nom, 6 morceaux - j'ai trouvé cela intéressant... puis je me suis emmerdé poliment parce que décidément : c'est pas ma came. Sur scène 3 guitariste et un percussionniste....
Puis le Band de Willy entre en scène, il chauffe le public avec deux instrumentaux : Sleepwalk (un vieux truc 60's repris par Setzer et Watermelon Man de Hancock - le pianiste de Jazz pas le film). Puis Willy arrive impérial, vêtu de noir, futal moulant, botte en croco, plus maigre que jamais. La playlist dans le désordre et incomplète : The Mountains Of Manhattan (façon Tom Waits) Chieva Muddy Waters Rose Out Of The Mississippy Mud (De plus en plus de blues delta dans le répertoire de Willy) Betty & Dupree Let It Be Me (en rappel avec plantage et engueulage du Clavier/Accordéon) Bacon Fat So So Real
You Got The World In Your Hands
une série de vieux hit période Mink DeVille (Return to magenta, le chat bleu etc...) Lilly's Daddy's Cadillac Venus Of Avenue D Savoir Faire Cadillac Walk Mixed Up, Shook Up Girl
La période mariachi, tex mex : Heart And Soul Demasiado Corazon Hey! Joe
Et un très beau final sur le Rambling on my mind de Robert Johnson. Les Fender présente sur scène (une strat et une télé) était probablement prêtée par la Marque ou bien achetée le jour même car les étiquette était encore sur les pickguard, si j'avais été plus près j'aurai pu lire le prix sur l'étiquette. Willy fait parfois des gestes un peux désordonnés, on ne sait pas toujours s'il est sous produits ou fatigué mais il est stupéfiant (quel jeu de mots les amis). S'il vous reste des sous n'hésiter pas à aider l'artiste en achetant son dernier album Pistola.
DERNIERE MINUTE :le guitariste s'appelle Mark Newman jetez un oeil ça vaut le détour!
Hier soir 27 juin parc des princes : BRUCE SPRINGSTEEN & THE E STREET BAND.
Alors en préambule je dirai : il est urgent d'INTERDIRE LES CONCERT DANS CE LIEU, LE MINIMUM SERAIT DE LE DÉTRUIRE pour éviter que cela ne revienne. Son pourri, de l'écho en veux tu en voila, heureusement les protection auditives permettaient de rendre tout ceci supportable.
Passons au concert proprement dit, un goupe dans une forme exceptionnel, un public au top (enfin surtout dans le pit), un "Boss" cabotin et mariole, et une set list à se damner quand on est fan du bonhomme!!!!
1. Adam Raised A Cain 2. Radio Nowhere 3. No Surrender 4. The Promised Land 5. Spirit In The Night 6. Rendezvous (request) 7. Candy's Room 8. Atlantic City 9. Janey Don't You Lose Heart (request) 10. Darlington County 11. Because The Night 12. She's The One 13. Livin' In The Future 14. Mary's Place 15. For You - solo piano (request) 16. Fire (request) 17. The River
18. The Rising 19. Last To Die 20. Long Walk Home 21. Badlands 22. Out In The Street *** 23. Girls In Their Summer Clothes 24. Tenth Avenue Freeze-Out 25. Born To Run (avec Eliott Murphy et son fils) 26. Bobby Jean 27. Dancing 28. American Land
Le boss demande au public ce qu'il veut entendre (dans un stade faut le faire) il ramasse les cartons que les fans ont préparés et c'est parti! Des classiques qui mettent vraiment une ambiance de folie en concert, indescrïptible. Bruce et Clarence qui provoquent le public sur Fire, les "ohohoho" de Out in the Street en fin de concert, la collecte des requests, descentes dans le public, l'énergie et le plaisir du groupe et de Bruce... tout ça était communicatif, franchement j'ai du mal à "résumer" clairement le concert mais c'était vraiment énorme, un truc inoubliable et difficilement descriptible!
Pour les gratteux, sachez que Nils a fait un solo d'anthologie sur Darlington.
Y a pas à dire je ne m'en lasse pas.
Mise à jour dimanche: à lire l'excellent papier paru dans le Monde sur ce concert.
La
vidéo est pourrie mais il faut en profiter avant qu'elle ne fasse l'objet d'une
censure princière. Prince a offert à ses fans lors de son passage au festival
Coachella une version du hit planétaire des Radiohead, le rampant et hymnique
"Creep". La version est.... hum... très personnelle et portée à bout
de bras par des guitares un rien envahissantes et une voix qui, dans ce
registre (la plainte ou cri de cochon), n'a rien à envier à celle de Thom
Yorke. Toujours est-il que les Radiohead ayant appris que le kid de Minneapolis
les avait joués sur scène ont voulu vérifier par eux-mêmes ce qu'il en était,
pour s'apercevoir que Prince avait envoyé son armée de juristes à la chasse à
la vidéo pirate sur youtube, dailymotion et les autres. S'en est suivie une passe
d'armes médiatique assez savoureuse au cours de laquelle se sont opposées deux
visions du net selon la caricature en vigueur : à droite, un Prince qui a
réussi peu à peu à faire disparaître de la toile toute reproduction non
maîtrisée de sa musique ou de son image, à gauche, un groupe au faîte de sa
gloire qui diffuse son album sans prix fixe sur le net. Dans les faits, la
question est plus subtile. Toujours est-il que les Radiohead se sont amusés en
menaçant de demander à Prince de restaurer les images bloquées : a priori, il
n'appartient qu'aux ayant-droits d'un titre (eux, donc) de limiter l'accès à
leur création, fut-elle jouée par quelqu'un d'autre. Etonnant, non ?
Michael Kamen est un compositeur de musique orchestrale né
à New York aux États-Unis le 15 avril 1948 et décédé le 18 novembre 2003.
Il a étudié dans la
prestigieuse école de musique de Juilliard à New York où il a appris le
hautbois. Il est rapidement devenu chef d'orchestre. C'est un des musiciens qui
a le mieux réussi à marier la musique classique et rock. Il a collaboré avec
Pink Floyd sur l'album The Wall, mais aussi avec Sting, Eric Clapton, David
Bowie, Kate Bush, Bryan Adams, Queen, Eurythmics, Queensryche, Metallica, Rush,
Herbie Hancock, Sting, Aerosmith ou encore Lenny Kravitz.
Le travail qu’il a accompli
avec David Samborn dans son concerto pour saxophone est proprement superbe.
Avec ce dernier il a travaillé avec David Bowie notament sur l’orchestration de
« Panic in Detroit ».
Kamen a écrit onze ballets et
a composé aussi de nombreuses bandes originales de film comme Brazil,
Highlander, X-Men, Robin des Bois : Prince des voleurs, Permis de tuer, L'Arme
fatale, la série des Die Hard et pleins d'autres. Il a aussi composé la musique
des séries TV produites par HBO Band of Brothers et De la Terre à la Lune. En
1991, il travailla avec Metallica sur le Black Album (Nothing else matters) et
en 1999 sur quelques concerts symphoniques qui ont donné naissance à l'album
S&M.
Michael Kamen fut nommé deux
fois à l'Oscar et remporta 4 Grammy Awards, 2 Golden Globes, 2 Ivor Novello
Awards, un Annie et un Emmy Award.
A la télévision, son meilleur
travail de composition fut la série de la BBC Edge of Darkness où il collabora
avec Eric Clapton. Les deux compères furent récompensés par un BAFTA Award pour
leur travail.
Son rôle dans Professeur
Holland, dans lequel un compositeur frustré s'accomplit comme un professeur de
musique, a poussé Kamen à créer The Mr Holland Opus Foundation en 1996. La
fondation soutient l'enseignement de la musique à travers la donation
d'instruments de musique neufs ou usagés, pour les étudiants américains. En
2005 la fondation a créé un fond d'aide pour les écoles et les étudiants victimes
de l'ouragan Katrina.
Il souffrait d'une sclérose en plaques. Il mourut d'une crise cardiaque
dans son appartement londonien, laissant seules, sa femme, Sandra Keenan-Kamen
et deux filles, Sasha et Zoé.
Ça c’est ce que dit wikipedia, c’est juste mais c’est un peu juste. IL FAUT
ABSOLUMENT écouter ce qu’il a fait sur la BO de l’arme Fatale avec Clapton et
Samborn, c’est probablement ce que l’on trouve de mieux sur le marché. Suite à
sa collaboration avec Clapton, il composa un Concerto for Electric Guitar, qui
ne fût joué qu’une seule fois qu royal Albert Hall en 90 ou 92. On en trouve
des bootleg et (bien que je vois déjà Jipes faire des grimaces) le mariage
improbable du rock et d’un orchestre symphonique donne un résultat vraiment
étonnant et expressif. J’ai trouvé cette vidéo sur you tube qui j’en suis sur
achèvera de vous convaincre. Pour ceux que cela intéresse, j’ai le bootleg et
ça vaut vraiment le détour.
Connaissez-vous l'histoire de la version du Boléro de Ravel Par Frank Zappa?
Dans un de ses derniers albums (le très modestement baptisé The best band
you never heard in your life, en 1991) , Zappa avait décidé d'interpréter
plusieurs succès à sa façon : Purple Haze, le Parrain, Stairway
to Heaven (version reggae !) et, cerise sur le gâteau, une version
délirante du Boléro de Ravel.
Problème : les héritiers du compositeur n'ont pas du tout
apprécié et ont réussi à faire supprimer la version de l'album, devenu
collector : ne cherchez donc plus ce titre, il n'est plus sur le cd !
Au fait, savez-vous qui sont les héritiers de Maurice Ravel, dont le Boléro
figure régulièrement dans les classements des meilleures ventes de disques ? Ravel
n'avait pour passion que la musique : il n'a jamais été marié, et n'a jamais eu
d'enfant. Son frère a donc hérité au début, mais il est mort, veuf et sans
enfant. Il a alors tout légué à sa servante. Elle-même est décédée, laissant
tout à son mari, qui s'est remarié. L'héritière de Ravel est donc la seconde
épouse du mari de la bonne du frère de Ravel !
Comme vous êtes des potes et que je sais que ça ne sortira pas du web, vous trouvrez ici la fameuse version.
Extrait d'une interview de Zappa dans libé.
Libération: - Pourquoi avoir adapté le Boléro de Ravel ? Frank Zappa:- Parce qu'il s'agit
tout simplement d'un superbe morceau de musique et que je pensais que cela sonnerait bien en reggae. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut entendre un boléro/valse/reggae. Libé:- Les puristes n'ont pas piqué une crise? Zappa: - En fait il y a eu scandale. L'éditeur du Boléro
s'est plaint et sauf au Royaume-Uni où c'est dans le domaine public, on doit retirer tous les albums du marché. Il va donc falloir ressortir cet
album sans le Boléro. C'est une situation étrange: Ravel n'a pas laissé d'héritiers, il a légué son héritage musical à sa
lingère, à son chauffeur et à son jardinier. Leurs héritiers sont maintenant les gérants de cette propriété musicale et
apparemment ce sont eux qui ont porté plainte.
Gretsch, du nom de son fondateur Friedrich Gretsch, est une entreprise de fabrication d'instruments de musique, plus précisément de guitares, basses et batteries, vieille de plus d'un siècle.
C'est en 1883 que le jeune Friedrich Gretsch, jeune immigré allemand, ouvre une petite boutique d'instruments de musique. Y sont principalement fabriqués des banjos, des batteries et des tambourins. 12 ans plus tard, il décédera, laissant la boutique aux mains de son jeune fils Fred. Ce dernier réussit alors en plusieurs années et par des manœuvres habiles à faire de la petite boutique de son père une société de fabrication d'instruments réputée.
Des guitaristes tels que Eddie Cochran, George Harrison,les Beatles ou encore Malcolm Young d'AC/DC , David Hallyday, Chet Atkins, Manu Chao, et le non moins virtuose Brian Setzer (Stray Cats) ont joué sur Gretsch.
Des batteurs tels que Max Roach, Art Taylor, Art Blakey, Philly Joe Jones, Elvin Jones, Chick Webb, Mel Lewis, et bien d'autres encore ont joué sur Gretsch.
Gibson est un des fabricants les plus connus du monde de guitares acoustiques et électriques
Orville Gibson a commencé à fabriquer des mandolines en 1894 à Kalamazoo au Michigan (États-Unis). En 1902, l'entreprise Gibson Mandolin Guitar de Gibson a été créée pour lancer ses instruments sur le marché. En 2006, le chiffre d'affaire de Gibson est de 171 millions de dollars avec une rentabilité à deux chiffres. Depuis 1990, Gibson a racheté plusieurs grands noms de la musique américaine comme les luthiers Kramer et Steinberger, le percussioniste Slingerland, et Balbwin.
Orville commença en 1908, il était payé 500$ par an par l'entreprise Gibson Mandolin Guitar. Il a passé un certain nombre de séjours à l'hôpital entre 1907 et 1911. En 1916, il est de nouveau hospitalisé, et meurt le 21 août 1918.
Pendant les années 20 et les années 30, la compagnie Gibson était responsable de beaucoup d'innovations dans la conception de guitares, et est devenue le principal fabricant des guitares « arch-top », particulièrement le modèle de Gibson L5. En 1936 ils ont présenté leur premier « modèle espagnol » électrique, la Gibson ES-150, principalement reconnue comme première guitare électrique commercialement réussie.
En 1952, Gibson conçoit la Les Paul, une guitare à corps plein, avec la collaboration du guitariste populaire du même nom. A la fin des années 50, on a vu naître un certain nombre de productions sous de nouvelles formes excentriques (Gibson Explorer, Gibson Flying V, la Gibson ES-335 en semi-acoustique et plus tard la Gibson Firebird) et l'introduction de micros « humbucker ». En 1961, la Les Paul subit quelques modifications ayant pour but de réduire le poids de l'instrument et d'améliorer son ergonomie, ce qui aboutit à un nouveau modèle de la marque: la Gibson SG, appelée tout d'abord « Les Paul SG ».
Durant les années 1960, ce sont des guitaristes tels que Keith Richards, Eric Clapton et Brian Jones des Rolling Stones, Peter Green, Chuck Berry ou encore Bob Marley qui feront de la Les Paul un modèle mythique, standard du Rock. De son coté, la SG deviendra plus tard très populaires chez les guitaristes de Hard Rock, notamment avec Angus Young d' AC/DC ou Tony Iommi de Black Sabbath.
Entre 1974 et 1984, la production de guitares de Gibson a été délocalisée de Kalamazoo vers Nashville au Tennessee.
Gibson est reconnu pour faire des guitares de qualité, mais à un prix élevé. Par conséquent, leur filiale, Epiphone, fabrique des produits dérivés et moins chers, mais avec une qualité moindre. Gibson possède d'autres entreprises d'instruments comme Kramer et Steinberger pour les guitares, Tobias spécialisé dans les guitares basses, Baldwin pour les pianos, Oberheim qui fabrique des processeurs d'effets et des accessoires MIDI, et Slingerland pour les percussions. La compagnie de Gibson fabrique également des amplificateurs.
Gibson possède aussi une usine à Memphis, où ses guitares faites sur commande sont construites et vendues.
Les modèles acoustiques sont fabriqués dans une autre usine situé dans la localité de Bozeman dans le Montana.
Fender Musical Instruments Corporation, nommé initialement Fender's Radio Service puis Fender Electric Instrument Manufacturing Company est une société créée par Leo Fender (Clarence Leonidas Fender) dans les années 40, et l'une des firmes les plus reconnues dans le monde sur le marché de la fabrication de guitares électriques, de basses et d'amplificateurs.
Leo Fender fit rapidement évoluer l'électronique et l'amplification de la guitare notamment en remplaçant les micros uniques par un système de six micros indépendants.
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