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Rock Facts

02 juin 2009

#465 - Who the fuck do you think you're talking to?

Taxi-driver-you-talkin-to-me Tout le monde connait la réplique :" You're talking to me?"
Ils sont nombreux à n'avoir JAMAIS vu Taxi Driver et a plaisanter sur la fameuse réplique. Mais si l'mprovisation (oui! c'était de l'impro) a laissée une marque dans l'histoire du cinéma, peu de gens savent qu'on la doit à Bruce Springsteen! (ça faisait longtemps qu'on avait pas parlé du Boss!!)

Pendant la période de préparation du rôle, De Niro est allé à un concert du Boss et tandis que les fans dans la salle hurlait des "request", Springsteen faisait monter la température ne leur disant "You're talking to me?". De Niro s'en inspira pour le role histoire complète ici

13 mai 2009

#464 - Gene Vincent - Git It

Gene eddie Parmi les nombreuses tares musicales dont je suis l'objet, il en est une qui est totalement anachronique. J'adore le rock'n'roll, le rockabilly et en particulier Gene Vincent et Eddie Cochran. Qui ça????? Attend, je t'explique.
Il y a bien longtemps, alors que Elvis Presley commençait à avoir du succès, deux autres chanteurs contribuèrent à rendre le rock et le roll populaire.

Le premier, Gene Vincent, est entré en studio le 4 mai 1956, pour enregistrer pour le label Capitol avec son groupe, les Blue Caps, le légendaire Be bop a lula. Be bop a lula,... ça vous dit quelquechose? bon, je continues...
Le second, Eddie Cochran a enregistrer des titres inoubliables comme C'mon Everybody, Somethin' Else, Summertime Blues, Twenty flight rock.

NB: si arrivé à ce stade du papier ça ne vous dit toujours rien cliquer ici.

Gene et Eddie auront l'un comme l'autre un destin tragique. Gene Vincent aura d'abord un accident de moto et predra l'usage de sa jambe droite. Il refusera jusqu'à la fin de sa vie l'amputation et en gardera des sequelles qui lui donneront un jeu de scène particulier que copiera Vince Taylor.
Le dimanche 17 avril 1960 un taxi londonnien transportant Gene et Eddie aura un accident terrible ou Eddie Cochran Laissa sa vie et Gene Vincent fût blessé. Gene fût marqué à jamais par la perte de cet ami. Gene, affectueusement surnommé "Gégène" par ses fans français, fait de nombreuses tournées en Angleterre, en Allemagne, en France et en Italie. Mais, souffrant le martyr à cause de sa jambe, il tombe dans l'engrenage infernal Alcool+médicaments (Painkiller), Criblé de dettes, miné par l'alcool et le désespoir, Gene trouve la mort le 12 octobre 1971, victime d'une hémorragie stomacale due à ses mélanges trop régulier. Bon jusqu'ici c'est pas super marrant, alors on va se changer les idées : Le 25 Mars 1958, au studio Capitol (le label de Gene Vincent) Gene doit enregistrer la chanson Git it. A titre amicale, Eddie Cochran est présent et donne des conseils et des indications pour l'orchestration de cette dernière. Comme il propose une voix de baryton pour faire les backing vocals, Gene lui propose que ce soit lui qui la fasse. Eddie accepte à la seule condition que son nom n'apparaisse pas pour ne pas avoir de problèmes avec son propre label Liberty records.
   
Capitol Recording Studios, Capitol Tower - Hollywood, California    
Producer: Ken Nelson      
Matrix nr 18640 Git It     Available on BEAR FAMILY BCD16257HL
                       
Musicians - Gene Vincent: vocal - Johnny Meeks: lead guitar - Bobby Jones: electric bass - Cliff Simmons: piano - Grady Owens: rhythm guitar - Juvey Gomez: drums - clapper boys/backing vocals: Tommy Facenda & Paul Peek - backing bass vocals: Eddie Cochran.

12 mai 2009

#462 - Billy Joel - Only The Good Die Young

OnlyTheGoodDieYoung "Only the Good Die Young" est une chanson de Billy Joel issue de son album de  1977 The Stranger (à mon avis son Chef D’oeuvre). La chanson fût l’objet d’une controverse importante à sa sortie aux US, les paroles décrivant un garçon essayant de convaincre une jeune fille catholique d’avoir des relations sexuelles.
La jeune fille de la chanson s’appelle "Virginia" (bon ça va on a compris l’allusion). Le narrateur tente de comprendre pourquoi la fille se refuse et pense que c’est à cause de sa religion.
"You Catholic girls start much too late,
 but sooner or later it comes down to fate.
 I might as well be the one."
Perçue comme une charge "anti-Catholique" la chanson fût interdite de diffusion sur beaucoup de radios américaines. Pour sa défense Billy déclara dans une interview : “la chanson n’a pas tant été conçue comme une chanson anti-catholique, mais plutôt comme une chanson pro-luxure.”

26 mars 2009

# 454 - Martin Scorsese présente: The Blues

On m’a offert à l’occasion d’un noel ou d’un anniversaire ce bouquin extraordinaire. L’article publié par Lefty, m’a donné envie de le rouvrir et de revoir les film du coffret Scorsese. Le temps m’a manqué pour revoir tous les films, mais pour le livre….

Alors que le blues est probablement la musique la plus importante du XXème siècle, titre que lui dispute souvent le jazz, mais qu'il serait stupide de vouloir opposer, cette musique a comparativement peu inspiré les écrivains. Ce qui explique sans doute que la littérature sur le sujet soit assez peu abondante. Certes, l'indispensable Gérard Herzhaft a grandement contribué à combler le vide, notamment grâce à sa fameuse Grande encyclopédie du blues, que tout amateur de blues qui se respecte se doit de posséder, mais force est de constater qu'en dehors des inestimables contributions léguées nos amis anglo-saxons, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Scorsese Aussi, lorsque les éditions Naïve proposent une traduction française d'un ouvrage américain destiné à accompagner la série de documentaires produite par Martin Scorsese, on ne fait guère la fine bouche, même si l'on tique un tantinet face à la démarche commerciale de l'éditeur. Ces précautions prises, on aurait tort tout de même de se priver d'un tel ouvrage, d'une part parce que si Scorsese est mis en avant, il n'est en aucun cas responsable de la publication de ce livre, dirigé par Peter Guralnick (grand érudit de la soul, du blues et du rock mais quasiment illisible tant il est mal traduit), Christopher John Farley et quelques spécialistes américains du blues, d'autre part parce que ce document propose un contre-point et un complément fort intéressants aux films produits par Scorsese.

L'ouvrage est organisé de manière assez simple. Une première partie, plutôt bien faite, est consacrée à l'histoire du blues, de ses racines jusqu'à ses influences les plus récentes sur la musique moderne. Les auteurs consacrent à cette synthèse une soixantaine de pages, esquissant un portrait assez juste et dans lequel tout amateur de blues se retrouvera. Evidemment, le tout reste un peu léger et pour aller en profondeur, il faudra probablement se tourner vers des ouvrages plus spécialisés. Autre regret, les trente dernières années de l'histoire du blues sont un peu trop rapidement esquissées, et l'on n'apprend à titre d'exemple quasiment rien sur le West Side Sound ou bien encore sur les rejetons modernes du blues. Passons, là n'est pas l'objet de ce livre. Chacun des sept autres chapitres est consacré à un film et propose une courte introduction du réalisateur, ainsi qu'un certain nombre de documents (d'époque ou pas). C'est d'ailleurs là que réside la grande force de cet ouvrage, car il n'est en rien un making-off publicitaire et sans intérêt, mais un véritable complément, riche d'informations. C'est l'occasion de s'attarder sur un artiste trop rapidement évoqué dans un film ou bien encore de proposer quelques traductions inédites d'interviews. On y trouve également de nombreux témoignages, d'amis, de membres de la famille, d'autres artistes ayant côtoyés une grande figure du blues ; ainsi, l'ouvrage propose par exemple un extrait de « Me and Big Joe » de Mike Bloomfield publié en 1980 ou bien encore quelques anecdotes de Hubert Sumlin, ancien guitariste de Muddy Waters et d'Howlin Wolf. Le tout est richement illustré de photographies, pas toujours inédites, mais bien choisies.

Nous sommes donc en présence d'un ouvrage intéressant, bien documenté et très soigné, qui s'adressera aussi bien à ceux qui ont vu les films produits par Scorsese qu'aux autres, puisque la lecture de ce livre n'est en aucun cas conditionnée par les sept documentaires de la série. Il s'agit également d'un complément intéressant à La grande encyclopédie du blues, grâce à ses nombreux témoignages sur les artistes du genre. Ceux qui veulent aller encore plus loin risquent néanmoins de rester un peu sur leur faim, mais en moins de 300 pages le résultat est cependant plus que correct. A titre personnel, j'aurais bien aimé que chaque film soit accompagné d'un complément de 300 pages, mais quel éditeur aurait pris un tel risque commercial ?

Paru le : 30/09/2006

Editeur: Naïve

ISBN : 2-350-21079-0

EAN : 9782350210797

Nb. de pages : 287 pages

Poids : 730 g

Dimensions : 20,5cm x 20,5cm x 1,7cm

20 mars 2009

# 452 - James Gurley (guitariste de Janis Joplin)

Cheap thrills L’autre jour, j’étais coincé entre la Suisse et la france, dans un TGV pour un déplacement professionnel avec rien d’autre que le contenu de mon Iphone à me mettre dans les Oreilles. Et j’eu la bonne surprise de constater que j’avais eu la bonne idée d’y fourrer l’album „Cheap Thrills“ de Janis Joplin. Si vous le connaissez (sinon allez l’acheter) C“elui avec la pochette en BD dessinnée par Crumb, celui avec cette version definitive du Summertime de Gershwin. Oui, celle là… avec toutes les enluminures à la guitare. Et ce solo qui semble partir en couilles et qui retombe sur ses pattes comme par chance ou par miracle. Et à la suite de plusieurs écoute, je me suis rendu compte tout peneaud que je ne connaissais pas le nom du guitariste... Je savais que c’était le groupe Big Brother and the holding company, que ça datait de 1968/69. Et je pensais à des gens comme Jorma Kaukonen ou Nick Gravenites, mais je savais que ça ne collait pas. Alors des que j’ai eu accès à mes bouquins et à internet j’ai trouvé la perle rare : James Gurley.
180full-james-gurley James Gurley (né en décembre 1939 à Detroit) . Il est reconnu comme l’inventeur de la guitare psychedelique. Fils d’un cascadeur automobile, il fait ses études à l’école catholique „Detroit's Catholic Brothers of the Holy Cross“ et pense un temps devenir prêtre. Guitariste tardif, il empoigne une pelle pour la première fois à dix neuf ans. Adepte de Lightnin' Hopkins, il ne prit jamais de leçon de guitare et apprit en autodidacte, à l’oreille.

Il arrive en 1962 à San Francisco avec sa femme Nancy et commence le circuit des coffee-house, jouant dans la tradition folk et country blues. Il eut même l’opportunité de jouer avec J.P. Pickens and the Progressive Bluegrass Boys.
A l’été 1965, Chet Helms l’emmène au 1090 Page Street pour rencontrer Peter Albin et Sam Andrew du groupe Big Brother and the Holding Company, peu après il rejoint le groupe.
(début de la chronique people)
Quelques semaines plus tard, Janis Joplin rejoint le groupe. James devient son amant. Il s’installe dans son appartement, d’après Janis, Nancy vient faire un scandale devant la porte avec le bébé dans les bras, le couple se remet ensemble. (fin de la chronique people)
En 1966, tous les membres du Big Brother emménagent avec femmes et enfants dans une grande maison à Lagunitas en Californie.

En 1970, la femme de James meurt d’une overdose d’héroine. James est accusé par la justice de meutre pour avoir injecté la drogue à sa femme. Après deux ans de bataille judiciaire il reste en liberté. Il se remariera et aura un autre enfant en 1972.
Depuis la fin du Big Brother il a participé à un paquet de projet indépendant dont le succès reste assez confidentiel.

09 février 2009

#441 - And now Mr Bruuuuuce ............ Willis

Je l'avais promis, on fait un break et on change de Bruce. Et si je parle de Bruce Willis, ce n'est pas pour vous serinez avec un navet quelconque ou un de ses bons films (il en a quand même fait quelques un). Non, c'est dans la rubrique musicale que je vais parler du gazier.
Pour ceux qui ne le saurai pas déja, sachez que (musicalement en tous cas) Bruce Willis est un homme de goût! Il adore le blues et le rhythm'n'blues (pas le rnb, le vrai, celui avec des cuivre et de la soul).
C'est un chanteur correct et un harmoniciste de talent. Il a partagé la scène avec BB King et enregistré avec brian Setzer (le frère de Alka).
Son premier album est le premier album d'un artiste blanc publié sur le label Motown. Et son second disque (If It Don't Kill You, It Just Makes You Stronger ) et arrangé orchestré et joué par.... Robben Ford.
On me dit qu'un lien existe pour son téléchargement, vous pouvez toujours me demander, peut être que je peux le fournir...
Pour faire envie deux vidéo : “Devil Woman blues” et "Sinner's prayer" avec BB King et le regretté Billy Preston.

06 février 2009

#440 - Springsteen vs Kiss : un nouveau cas de plagiat?

Encore Springsteen?!!? Promis, la prochaine note ne parlera pas du boss!
Figurez vous qu'une certaine effervescence sur le waib se développe à propos d'un supposé plagiat de la part de l'irréprochable Bruce Springsteen (comment ça parti pris?) au détriment des peinturlurés de Kiss.
Les fans du groupe Kiss sont en tout cas persuadés que le boss a copié le célèbre I was made for loving you, sorti en 1979, pour sa chanson Outlaw Pete, extrait de son nouvel album Working on a dream.
Qu'on soit ou non inconditionnels du boss, l'analogie entre les lignes mélodiques des deux chansons est indéniable. Mais si on est un temps soit peu honnête, force est de constater que bien des morceaux fonctionnent sur les mêmes suites harmoniques (les mêmes accords) donc ce n'est pas une première.
c'est la même progression c'est evident, mais c'est pas la même harmonisation, donc on le sent moins.
Des progressions d'accord de ce type, je pense qu'il y en a un paquet -avant Kiss même. C'est un peu gênant, mais perso je trouve ça trop lointain pour parler de "plagiat".

Les défenseurs de Kiss (La kiss army) ont dit qu'aucun critique n'en a parlé. C'est normal aucun critique ne veut être soupçonné d'écouter Kiss... (ça ternirait quelque peu leur réputation)

De plus aucun critique n'a JAMAIS parlé du plagiat de Dire Strait sur Springsteen :

Et oui les ressemblances sont parfois étranges.

Bruce Springsteen - Jungleland (allez à 29 seconde)

http://www.youtube.com/watch?v=0aRhqVWUPPs

et Dire Straits - Roméo And Juliette  

http://www.youtube.com/watch?v=BPgbhDEzrxY

Et si je voulais me lancer dans l'analyse musicale je soulignerai quand même que l'hyme disco-métal des vendeurs de merchandising New-yorkais n'a quand même pas grand chose à voir avec le morceau sous influence Morriconne du Boss. Quoi qu'il en soit je vous laisse juger par vous même:

04 décembre 2008

#417 - Blues? Blues Rock? Country? Country Rock? Alt-country? Folk? c'est quoi ce bordel?!

Il y a quelques temps j'ai surpris une conversation dans un restaurant. Deux cadres plus ou moins dynamiques dissertait sur le film (excellent) des frères Cohen "O'Brother". Je n'ai entendu ce soir là que des banalités sur deux sujets mal maitrisés par les deux individus : La musique et le cinéma.

Plus tard, sur un forum je tombes sur un fil qui se demande ce qu'est le country-rock? Le blues-rock? L'alt-country?

Il se trouve que mes copains amateurs de rock quand j'étais plus jeune (il y a très longtemps) se foutaient régulièrement de ma gueule parce que j'aimais la country (musique de ploucs avec des santiags et des chapeaux de cowboys). C'est pourquoi j'ai eu l'idée de l'article ci dessous, faire le point sur les genres dérivés du blues et du folk en illustrant par des exemples de film (O'Brother, Honky tonk man....)

Enjoy!

D'abord un peu d'histoire :

Disons qu'au départ, il y avait trois classements de ventes de disques aux États-Unis, correspondant à trois marchés assez distincts.

1- Le classement "général", c'est à dire les variétés, la pop. Des albums vendus dans des milieux urbains. C'était associé aux auteurs du Brill Building, un immeuble de New York où Irving Berlin, Cole Porter, George Gershwin puis les auteurs de tubes des années 50/60 (Doc Pomus, Mort Schuman,lieber, stoller etc.) avaient des bureaux.

WillisOkeh4-7055A-1 2- Des albums pour les noirs, appelées "racial"  puis "rhythm and blues" (classement supprimé du Billboard dans les années 60, pour des raisons d'"intégration", mais très vite séparés. Grosso modo, tout ce qui est blues(au départ), soul, funk, rap et R&B (aujourd'hui).
Un classement pour les enregistrements destinés au marché rural, c'est-à-dire "country and western" ou country. Typiquement, le marché démarre dans les années 30 avec des enregistrements de chansons traditionnelles et de quelques nouveautés. Quelques vedettes émergent, comme Jimmie Rodgers ("Honky Tonk Man" de Clint Eastwood s'inspire de ses derniers jours. O Brother reprend son "In The Jailhouse Now") ou la Carter Family (Walk the line).

3- Les marchés "racial" et country sont très distincts au début des années 30. Pourtant leurs conditions d'émergence, les lieux d'activité musicale, les studios sont très largement les mêmes. Il s'agit souvent de paysans ou de musiciens itinérants qui jouent dans les bars et qui ont l'occasion de graver quelques faces de 78 tours lors d'une virée dans une grande ville ou dans un studio paumé. De ce côté là, O Brother est très bien documenté.
Quelques anthologies, comme celle d'Harry Smith regroupent ça sous une même étiquette, le "folk" mais il y a à l'époque une réelle ségrégation.

American folk  Puis tout diverge. Après 1932-33, les enregistrements d'anonymes déclinent : la Grande Dépression tue une industrie naissante. Tout reprend après guerre. Le blues renaît à l'après-guerre à Memphis et à Chicago (des travailleurs noirs du delta émigrent vers le nord), s'électrifie et donne naissance au rock'n roll, celui de Chuck Berry, Little Richard ou Bo Diddley. Il faut pourtant que ce soient des blancs comme Elvis Presley qui permettent à cette musique de contaminer les classements pop, puisque les blancs écoutaient aussi cette musique.

La country évolue en plusieurs chapelles. Une partie subit l'influence de la pop et propose des instrumentations riches à base de steel guitar et de musiciens extrêmement pro. La capitale de cette musique est Nashville. C'est ce qu'on entend généralement sous le nom de country (Hank Williams, Johnny Cash et quelques autres).

Certains puristes restent très attachés à une musique primitive, plus rythmée que la country et plus dépouillée. Et ce sont des formations de bluegrass, à dominante de mandoline ou de banjo. Un des groupes les plus connus est celui de Bill Monroe ou des Stanley Brothers (Ralph Stanley chante a cappella "O Death" dans le film lors de la messe du KKK). Ils ont du succès en particulier dans les Appalaches.

De même, les chansons "ancestrales" survivent par certains chanteurs folk qui perpétuent les traditions. Mais c'est une entreprise plus intellectuelle qui ne rencontre un public qu'au début des années 60.

En tout cas, il faut noter le rôle extrêmement important d'Elvis Presley comme fédérateur de beaucoup de ces mouvements, lors de ses premiers enregistrements, à Memphis, aux studios Sun (tout le monde connait l'histoire), les mythiques "Sun Sessions" et qui sont l'un des dix disques nécessaires à qui veut démarrer une discothèque rock. Elvis reprend tout. Des chansons du Brill Building comme "Blue Moon" (Rodgers et Hart), le blues black "That's Alright Mama" (Arthur "big boy" Crudup) ou un titre bluegrass comme "Blue Moon of Kentucky". Et il donne à tout ça un rythme et un caractère primal très accusés et qui lui valent ses premiers succès. Il s'empâte par la suite, ne rejouera plus vraiment de titres bluegrass mais la fusion de certaines traditions musicales américaines est là.

Dans les années 60, Bob Dylan rajoutera encore le folk et sa profondeur littéraire à la sauce. Des passerelles vont se nouer (folk-rock, country-rock). Après les Anglais (imbibés de blues de Chicago), des blancs autres que John Hammond se risquent à jouer du blues. Seul le bluegrass reste un peu à l'écart.

Et puis Aujourd'hui...

Il y a la country très commerciale, toujours basée à Nashville (qu'on surnomme "Guitar Town) et qui engendre des gens qui font de la variété pour ploucs, du style Garth Brooks, Shania Twain, Sheryl Crow sur son premier album, avec des titres qui se vendent énormément et qui trustent les ondes. Sheryl Crow a ensuite été plus rock (ou pop selon les avis).

La country plus dans les règles est représentée par des gens comme Lyle Lovett (excellent auteur-compositeur, habitué des film de Altman et, malgré un physique à part, marié des années à Julia Roberts rencontrée sur le plateau de "The Player"), Johnny Cash, Kris Kristofferson ou Emmylou Harris
(influencée par Gram Parsons).

Le bluegrass existe toujours même s'il était longtemps marginal. Steve Earle (qui a démarré country mais qui a aussicoloré sa musique de punk, Rock, Reggae, enfin à peu près tout) avait signé il y a quelques années un album avec le Del McCoury Band en hommage à Bill Monroe. Blues Brothers 2000 remplaçait le numéro dans le club country du premier film (le vrai...) par un autre dans un festival bluegrass. Quelques artistes comme Gillian Welch ont repris le flambeau et comme elle a coproduit la B.O. de O Brother, il y a une coloration bluegrass donnée à l'album, hénaurme succès commercial aux USA.

L'album est d'ailleurs en passe de prendre la relève de "Buena Vista Social Club" comme disque préféré des bobos ou yuppies en mal d'"authenticité" musicale.

Personnellement, la branche qui m'intéresse le plus actuellement, c'est l'alt country. De la country jouée à l'origine par des quasi punks, qui se rendaient compte que les vieux trucs de Johnny Cash étaient encore plus no future que les groupes qu'ils écoutaient. Cette tendance tourne au phénomène culturel dans les milieux underground par l'intermédiaire d'un groupe, Uncle Tupelo, dont le premier album "No Depression" contient la reprise éponyme d'un titre de la Carter Family. Ça devient en 1995 le nom d'une revue qui recense ces différents courants. Ça ressemble plus au rock pur et dur des débuts qu'à la country d'aujourd'hui, il n'y a aucune unité stylistique mais il n'empêche que de nombreux artistes intéressants ont émergé de cette scène, dont l'équivalent en film serait constitué de trucs comme "Jesus Son", "Indian Runner" et quelques autres productions assez fauchées.

NB: cet article est garanti 100% sans Bruce Springsteen, ça faisait longtemps! (Mais j'aurai facilement pu...)

03 décembre 2008

#416 - Hallelujah - Jeff Buckley

Si vous êtes de fidèle lecteur, vous me connaissez assez bien pour savoir que j'ai un côté sale gosse. Certains diront petit con! (probablement des fans d'Indochine ou de Christophe). Or Dans le dernier numéro de Rolling Stone (decembre 2008), un de mes éminents collègues a pondu un excellent papier sur l'enregistrement du seul album que Jeff Buckley a publié de son vivant : Grace. En complément et pour faire mon intéressant vous trouverez ci dessous des détails sur Jeff qui ont été omis!

J'ai constaté plus d'une fois avec tristesse que Jeff Buckley était plus connu et reconnu que son papa Tim Buckley,  qui, chose amusante disparu lui aussi de façon tragique.
On doit s'offir cet album indispensable et pas cher du tout.


Et dans les deux cas de façon particulièrement idiote.  Le père croyait se faire un rail de coke alors que la poudre était de l'héro. Le fils a plongé tout habillé avec son radio cassette et ses bottes du haut d'un pont dans le fleuve le plus large des états unis.

Jeff Buckley a été une énorme influence sur toute une génération de chanteurs qui ont joué de leur falsetto et du glissement de notes sur la même syllabe en s'inspirant de lui. Les types de Radiohead ou de Coldplay lui doivent beaucoup et (parfois) le reconnaissent eux-mêmes.

Et pour revenir à la version du fiston du classique de Leonard Cohen, Jeff Buckley a enregistré "Hallelujah" en se basant sur la version de John Cale. Une bonne part de son phrasé a été inspiré par son père, qui lui-même devait beaucoup à Fred Neil, le vrai auteur de "The Dolphins". Fred Neil a d'ailleurs été une énorme influence sur pas mal de monde à New York dans les années 60 (David Crosby, Steve Stills étaient fans séparément) mais il était mal à l'aise en studio et a fini par revenir vite en Floride s'occuper de dauphins après avoir vu comment les dauphins de "Flipper" étaient traités par la production. D'où son obscurité relative encore aujourd'hui.

S'il a pu se le permettre, il faut aussi dire qu'il avait écrit "Everybody's Talkin'" qui est surtout connu par la version de Nilsson sur la B.O. de "Macadam Cowboy". Avec les royalties, il a pu vivre confortablement tout le reste de sa vie.

Ses deux premiers albums solo, "Bleecker and McDougal" (dispo dans la même collection Elektra que le Buckley) et "Fred Neil" sont simplement des joyaux.

Quand à Grace, si vous ne l'avez pas, il n'y a pas de quoi être fier!

27 novembre 2008

#413 - Bruce Springsteen concert acoustique imaginaire

Bootlegs Pour mon petit plaisir personnel, je me suis récemment fabriqué un "Concert acoustique de Bruce Springsteen Imaginaire" pour patienter en attendant la sortie du prochain en Janvier. Et ce "Faux" concert fabriqué à partir de bootleg de divers shows acoustiques (de Darkness on the Edge of Town à Devils and Dust) m'a tellement plu, que je me suis dit qu'il intéresserai peut être certains d'entre vous....
C'est important de jouer les morceausx dans l'ordre ou je les ai mis.
Il y a des intermèdes entre certaines chansons, le Boss dit toujours de choses intéressantes quans il prend la parole, les explications et les anecdotes sont toujours un plus. 

En mettant en place le concert, j'ai tenu compte des instruments utilisés, des tempo, des thèmes et de la qualité des sons des bootleg. Je ne sais pas s'il est illégal de le mettre en ligne. Vu que ce disque n'existe pas, je pense que je ne fait qu'inciter à acheter des disques et c'est ma contribution à relancer l'industrie du disque.
Toutefois, si vous voulez le lien, laisser moi un commentaire, je ferai suivre.
Enjoy!

PLAYLIST

1- Brilliant disguise
2- Into the fire
3- Born in the USA
4- Reason to believe
5- Pull your pants down (dialogue)
6- Thunder road
7- My hometown
8- Tougher than the rest
9- What's it like (dialogue)
10- Ain't got you
11- The hitter
12- This hard land
13- Accross the border
14- One step up
15- Independance day
16- The promise land

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